Patrimoine : la tendance est aux maisons médicales

Le modèle d’autrefois : c’était de posséder un cabinet dans le centre-ville ou dans le centre du village, à côté du domicile voire même au domicile-même. C’est le cas des généralistes qui ont longtemps exercé seul ou à deux ou trois associés. 

Un modèle qui s’est essoufflé ces dernières années, où les professions médicales ont largement évolué. Citons notamment les nombreux départs à la retraite de la génération du baby-boom, des départs d’ailleurs pas toujours remplacés, surtout à la campagne. On parle en général de déserts médicaux, c’est-à-dire de zone où en manque de docteurs, que ce soit des généralistes, des dentistes, des ophtalmologistes, etc. Les jeunes diplômés d’aujourd'hui travaillent également différemment de la génération précédente : fini les gardes de nuit et les consultations le weekend ! Aujourd'hui, ils s’installent en ville et travaillent au cabinet, les visites domiciles sont de plus en plus rares… Un phénomène qui concernent d’ailleurs autant les hommes que les femmes (on trouve sur ce webzine de nombreux témoignages de femmes médecins).

Un avantage pour les praticiens et les patients 

Un nouveau type d’établissement a vu les jour ces dernières années : les maisons médicales. Elles regroupent plusieurs médecins au même endroit, des généralistes et des spécialistes, ce qui permet à tous d’économiser en termes de loyer et de patrimoine. Les frais sont partagés, en foncier comme en service (femme de ménage, secrétaire, etc.). Un moyen à la fois pratique pour les médecins et pour les patients qui retrouvent au même endroit l’ensemble de leurs docteurs. Plus besoin de monter de SCI ou autres pour s’installer et débuter, mais un gestionnaire en patrimoine peut toutefois aider pour les contrats et les baux. La maison médicale attire par ailleurs beaucoup plus la jeune génération qui, on l’a vu, a des réticences à s’installer en solo surtout à la campagne. Donc pour ceux qui partent bientôt à la retraite, c’est une garantie de trouver un remplaçant, ce qui n’est pas toujours facile pour tous les baby-boomers qui partent en même temps…