Pourquoi le CBD est interdit en France ?

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DÉBAT | La législation française sur le cannabis est la plus stricte d’Europe. En fait, cette drogue est illégale en France depuis 1970. En outre, le cannabis à usage médical est interdit. Enfin, la loi ne fait pas de distinction entre l’usage personnel et le trafic, comme c’est le cas dans certains pays.

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Cependant, la France est le pays qui compte le plus grand nombre de consommateurs de cannabis en Europe. Selon Statista, entre 2015 et 2017, un peu plus de 11 % de la population française a déclaré avoir consommé du cannabis au cours de l’année écoulée, soit le taux le plus élevé d’un pays européen. La consommation de cannabis en France remonte à la campagne égyptienne de Napoléon en 1798. Après avoir épuisé les réserves d’alcool, les troupes se tournent vers le cannabis. Bien que Napoléon ait interdit ce médicament, il est devenu plus populaire.

La question de la légalisation du cannabis revient sur le devant de la scène en France, après un nouvelle enquête menée par Le Parisien auprès des maires d’Île-de-France. Parmi tous les maires interrogés, 50 % (y compris les maires de LR) se déclarent favorables à la légalisation du cannabis, 22 % s’y opposent et 28 % ne votent pas. Les chercheurs ont confirmé aux journalistes parisiens que ces résultats étaient conformes aux récents sondages d’opinion menés auprès de la population.

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La France compte 3952 points de vente de médicaments identifiés

Ces dernières années, la position du gouvernement sur le cannabis a été assouplie. Promesse de campagne du président Emmanuel Macron, l’amende globale a complété l’arsenal législatif en 2018. Cette procédure permet à la police d’infliger une amende de 200€ aux consommateurs. Si cette amende est payée dans les 15 jours, elle est réduite à 150€. Au-delà de 45 jours, le délinquant sera passible d’une amende portée à 450€. C’est sans doute d’un pas en avant, mais c’est encore loin de la dépénalisation de fait, car les juges peuvent encore imposer des peines plus sévères s’ils le jugent nécessaire.

Toutefois, cette procédure a le mérite de réaligner la législation française sur celle de ses voisins allemands et italiens. En conséquence, le besoin de voyager à l’étranger pour prendre des médicaments est réduit. Cependant, d’autres pays voisins autorisent l’usage récréatif du cannabis, tels que la Belgique, le Luxembourg ou la Suisse.

Ainsi, si la position du gouvernement semble s’être assouplie , il en va de même sur les plans culturel et économique. Ces dernières années, de nombreux magasins ont ouvert leurs portes dans les grandes villes françaises, proposant à la vente un certain type de cannabis légal.

En général, le cannabis contient plus de 113 substances différentes, mais c’est du THC (tétrahydrocannabinol) ce qui a un effet perturbateur sur le consommateur. De nombreux commerçants vendent du cannabis avec un taux de THC compris entre 10 et 15 %.

Profitant d’une faille juridique dans la législation française, les commerçants ont récemment commencé à vendre du cannabis avec un taux de THC inférieur à 0,2 %, la limite légale. Pour rester dans le champ d’application de la loi, les commerçants conseillent aux clients de ne pas fumer le produit, mais d’en faire du thé. Désormais, les Français peuvent acheter des médicaments dans un magasin, payer à la caisse et avoir un reçu.

Plus important encore, en octobre 2020, le gouvernement a donné son feu vert pour établir un cadre d’expérimentation du cannabis à des fins médicales. L’expérience suivra 3 000 patients pendant deux ans. Beaucoup espèrent voir la France devenir le 23e pays européen à autoriser l’usage médical du cannabis.

Le les maires interrogés dans le cadre de l’enquête parisienne sur la dépénalisation du cannabis proviennent de neuf départements de Paris et de l’Oise, classés zone de sécurité prioritaire ou quartier de reconquête républicaine. Selon The Local, la France compte 3 952 points de vente de médicaments identifiés, dont 1 029, soit plus d’un quart, sont situés dans ces départements. Les maires favorables à la légalisation du cannabis espèrent que cela réduira le pouvoir des seigneurs de la drogue et renforcera l’autorité de l’État.

Article traduit de Forbes US — Auteur : Alex Ledsom

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