L’actrice de Yennefer dans The Witcher blessée au dos sur le tournage

Yennefer subit une transformation majeure pour devenir le mage qu’elle veut être (Photo : Netflix) Personne ne traverse l’épreuve de la métamorphose comme Anya Chalotra, alias Yennefer de Vengerberg, dans The Witcher. À l’écran comme en coulisses, l’actrice s’est heurtée à une expérience exigeante.

Dès ses premiers pas, Yennefer porte la marque de l’exclusion. Dans son enfance, elle subit rejet et violences, son apparence la désignant comme différente et indigne de l’amour familial. La magie s’ouvre alors à elle comme une promesse d’avenir, sortir, à force d’apprentissage, du mépris et de la solitude.

Dans les épisodes initiaux, la série Netflix la dépeint tout en fragilité. Yennefer s’applique sans relâche, convaincue que sa particularité condamne toute chance d’être acceptée. Elle avance tête baissée, habitée par la certitude douloureuse d’un destin verrouillé.

Ce sentiment s’inscrit physiquement : dos tordu, silhouette repliée, mâchoire déformée. Ce handicap ne relève pas d’un détail : pour Anya Chalotra, il a représenté un défi de chaque instant. S’atteler à ce rôle nécessitait de porter une attelle dorsale raide, assortie de prothèses au visage. Heures après heures, elle a dû prolonger une posture inconfortable, jusqu’à se blesser. Loin des paillettes, l’expérience a été éreintante et concrètement douloureuse.

Anya Chalotra l’a souvent confié : tenir cette pose, jour après jour, a fini par lui bloquer le dos. Des massages ont été nécessaires pour l’aider à poursuivre le tournage. L’épreuve n’a rien eu d’anodin.

Yennefer a consenti à tout pour atteindre l’image d’elle-même qu’elle recherchait. (Image : Netflix) Malgré l’inconfort, elle n’a jamais laissé filer sa performance. Même si l’équipe tentait d’alléger sa douleur, les marges de manœuvre étaient réduites. Les choix pratiques s’imposaient, sans retour possible : il fallait aller au bout, sans compromis.

Le décor du tournage ne facilitait rien : la doublure portait un lourd bloc pour incarner la déformation. Sous les costumes, la température, l’épaisseur des accessoires, tout s’additionnait pour peser sur les corps. Le temps semblait long sous la chaleur, avec la prothèse jamais loin, imposant chaque geste.

Pourtant, tout cela s’est arrêté lors d’une scène-clef. La spectaculaire transformation de Yennefer, l’une des plus crues de la série, a permis à l’actrice de se libérer de cette panoplie. Ce passage, coup de poing visuel et narratif, a marqué un avant/après décisif.

La métamorphose n’efface rien : Yennefer sacrifie la possibilité d’enfanter, croyant toucher enfin la plénitude. Mais le pouvoir et la beauté ont leur revers. Même après l’épreuve, le manque reste vif et la soif de combler ce vide devient une tension intime, jamais vraiment apaisée.

Les rencontres avec Geralt ou la confrontation avec le Djinn ouvrent d’autres brèches, toujours sur le fil, où l’obsession se fait vertigineuse.

The Witcher est disponible sur Netflix.

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