Le vandalisme contre les boucheries : un phénomène en recrudescence

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Depuis quelque temps, plusieurs boucheries de France subissent des actes de vandalisme. Le président de la confédération française avait tenu récemment à lancer l’alarme par rapport à ces actes inciviques et qui sont attribués, le plus souvent aux associations véganes. Pour exemple, une boucherie à Epynay-sur-Orge. Une information relayée par le Parisien. Des incidents similaires avaient aussi été noté en mai, juin et juillet de cette année. Cette situation est assez alarmante, si l’on sait que beaucoup de bouchers affichent clairement leurs inquiétudes.

Ils demandent la protection de la police

Plusieurs établissements ont récemment demandé à la police le renforcement de leur sécurité. Le président de la confédération des boucheries avait déjà rédigé une lettre en ce sens au ministère de l’Intérieur. Environ 3 mois après, la confédération estime que les résultats sont très mitigés bien que les préfets de région ont récemment reçu les associations de bouchers.

Cependant, au niveau des plaintes, des peines et des poursuites qui avaient déjà été enclenchées, il n’y a eu rien de particulièrement nouveau. Selon Jean-François Guihard, boucher depuis 1987, il est inconcevable de demander un policier devant chaque Boucherie du Garlaban. Toutefois, il dénonce le fait qu’aucune politique de sanction n’a été prise depuis lors face à ces actes. Les bouchers de France vivent alors un stress régulier.

Au début du mois de juillet, on dénombrait environ 50 actes de vandalisme selon le CFBCT. Même si une nette diminution a été notée à la fin du mois d’ août et début septembre.

Des associations antispécistes ont vu le jour

Avec la recrudescence de ces actes de vandalisme, c’est surtout les associations véganes qui sont pointées du doigt. Certains s’inquiètent clairement de la surmédiatisation du mode de vie végane, notamment les animateurs de télé et de radios. Pour les associations de protection des droits des animaux, la faute revient aux bouchers-charcutiers victimes de vandalisme. D’ailleurs, certains leur accuse de faire cela à des fins simplement promotionnelles. Quoi qu’il en soit, ces actes sont absolument contre-productifs et ne contribuent nullement à l’amélioration de la situation qui est plus que tendue.

En somme, c’est la communauté végane qui est mise en cause, car ils mènent une lutte plutôt farouche contre les violences faites aux animaux et à leur consommation de manière globale. Bien que ces actes les décrédibilisent, il est important de chercher à situer les responsabilités de part et d’autre.