Ce que l’on sait vraiment sur l’identité de Marshmello

Qui est Marshmello ? Il y a environ deux ans, un producteur s’est lancé sur la scène et a gagné très rapidement une quantité incroyable de publicité. Il s’appelait Marshmello et il avait un visage que vous ne pouviez jamais oublier. Son masque géant de bande dessinée guimauve avec les yeux mignons était un masque qui a laissé une impression sur tout le monde qui est tombé sur lui. Des producteurs établis tels que Dotcom et Jauz ont immédiatement soutenu sa musique avec des reposts sur leurs Soundclouds et les médias sociaux. La musique de Marshmello était amusante, simple et orientée dans des éléments de piège. C’était vraiment une sensation du jour au lendemain.

Mise à jour : Feed Me, un producteur de dubstep et d’électro house, a révélé par inadvertance qui se cachait derrière Marshmello en publiant une story Instagram. Sur la photo, Chris Comstock, vêtu de blanc, apparaissait dans le reflet d’un miroir à l’arrière-plan, sans s’en rendre compte.

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Les producteurs masqués ne manquent pas. Daft Punk ont leurs casques de robots, Deadmau5 arbore une tête de souris. Mais derrière ces déguisements, l’identité des artistes finit souvent par transparaître, ou, comme pour Deadmau5, le masque n’a jamais vraiment été conçu pour cacher quoi que ce soit. Avec Marshmello, la démarche différait : aucune déclaration officielle, ni le moindre aveu, n’est venu lever le mystère. Pendant deux ans, les théories se sont multipliées. Dans les cercles EDM, beaucoup sont convaincus depuis longtemps de connaître la réponse. Mais pour le public plus large, la question de savoir qui se cache sous le casque blanc a longtemps alimenté la curiosité. Retour sur l’émergence du phénomène Marshmello, les rumeurs, les indices et, finalement, la solution à cette énigme moderne.

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L’ascension fulgurante de Marshmello

Marshmello débarque dans la sphère EDM avec une proposition sonore à part. À l’époque, la trap music imposait ses basses massives, son énergie brute, parfois intimidante pour les nouveaux venus. Marshmello, lui, a injecté une légèreté presque pop à cette base, repoussant les codes du genre. Rapidement, il enchaîne les remixes de poids lourds : Skrillex, Diplo, Zedd et même Adele (officieusement, mais tout de même). Bientôt, une question circule partout : qui est ce producteur masqué, adoubé par des grands noms et qui décroche des remixes officiels pour Zedd ou Skrillex dès ses débuts ? Avant de lever le voile, retour sur quelques-unes des spéculations les plus marquantes.

Les théories sur l’identité de Marshmello

Le jeu des suppositions est rapidement devenu un sport national chez les fans. Premier suspect : Skrillex. Sonny Moore, connu pour multiplier les projets et brouiller les pistes, avait le profil idéal pour alimenter la rumeur. Surtout avec ce remix officiel de Jack Ü qui venait semer davantage le trouble. Mais l’affaire a été rapidement clarifiée : Marshmello n’était pas Skrillex.

Autre nom évoqué : Deadmau5. Mais là, pas de suspense. Non seulement Deadmau5 n’a jamais caché son identité, mais il n’a jamais porté Marshmello dans son cœur. La scène d’EDC Las Vegas reste mémorable : Marshmello annonce en plein set qu’il va révéler qui il est. Le public retient son souffle. Le casque tombe… et c’est Tiësto qui apparaît, sourire aux lèvres. Un canular bien orchestré. La question reste donc entière : qui se cache sous la guimauve géante ?

Marshmello, alias d’un DJ déjà en place

À ce stade, les indices deviennent difficiles à ignorer. Marshmello se révèle être l’alter ego d’un DJ confirmé, mais dont le nom restait discret pour le grand public. Un fil conducteur émerge : Moe Shalizi.

Moe Shalizi gère plusieurs artistes chez Red Light Management, et il joue un rôle déterminant. Il s’occupe notamment de Marshmello, Dotcom, Jauz, Slushii, entre autres. Tiësto, bien que non officiellement sous la houlette de Moe, est aussi lié à Red Light Management. Rien de surprenant, a priori, sauf que Dotcom et Jauz figuraient parmi les premiers à soutenir publiquement Marshmello. Pourquoi un manager aussi influent mobiliserait-il tout son carnet d’adresses pour faire décoller un inconnu… à moins qu’il ne s’agisse d’un projet interne ?

Un tweet de Marshmello, posté le 8 juillet 2015, sème le trouble : « Mon nom est Chris… court pour Noël est venu tôt ».

Au même moment, alors que Marshmello explose, Dotcom disparaît littéralement des radars. Plus de nouveaux morceaux, réseaux sociaux à l’arrêt. Un détail attire alors l’attention des plus observateurs : Dotcom et Marshmello affichent le même tatouage sur la cuisse. Pour beaucoup, le doute n’est plus permis. D’autres éléments viendront renforcer l’évidence, mais à ce stade, la piste devient limpide.

Le clash entre Marshmello et Deadmau5

Une partie de la stratégie de Marshmello a été de provoquer Deadmau5, bien connu pour ses attaques cinglantes sur les réseaux sociaux. L’affaire prend de l’ampleur : Deadmau5 finit par accuser Marshmello d’avoir créé ce nouveau personnage, car Dotcom perdait du terrain. Derrière Dotcom, on retrouve Chris Comstock. Et Chris Comstock, c’est Marshmello. Le cercle est bouclé.

Marshmello continue pourtant d’entretenir le doute. Chris Comstock joue avec les identités, répond parfois à lui-même entre les comptes sociaux de Dotcom et de Marshmello. Dès qu’une question sur l’identité surgit, la réponse fuse, évasive ou supprimée. Après tout, difficile de reprocher à l’équipe le choix de cultiver ce secret : la transformation de Dotcom en Marshmello restera comme l’un des coups marketing les plus efficaces de la scène musicale contemporaine. Même si le masque est tombé, le personnage conserve son pouvoir de fascination.

En avril 2017, un nouvel indice surgit : le nom « Comstock » apparaît comme auteur de la chanson « Keep It Mello » de Marshmello.

Alors, le mystère a-t-il perdu de sa force ? Pas vraiment. Même démasqué, Marshmello reste l’énigme que l’on regarde sur scène, casque blanc vissé sur la tête, sans jamais vraiment croiser son regard. La légende continue, aussi solide que sa silhouette sur fond de basses.

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