Quels critères pour choisir l’assurance prénatale de son bébé à naître ?

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Résident en Suisse, vous attendez un petit garçon ou une petite fille et aimeriez pallier toute éventualité ? Il vous faut anticiper son arrivée et programmer une protection santé suffisante avant même qu’il ou elle pointe le bout de son nez. Que vous résidiez à Lausanne, Neuchâtel, Fribourg, Sion ou Genève ou dans n’importe quelle autre ville de Suisse, lisez attentivement ce qui suit pour cerner l’importance de l’assurance prénatale.

Comprendre le remboursement des soins d’un nourrisson en Suisse

La LAMal et la couverture du bébé

L’assurance obligatoire des soins en Suisse est gérée par la Loi sur l’Assurance Maladie (LAMal). Elle stipule que chaque citoyen doit être obligatoirement assuré contre les risques inhérents à la maladie et aux accidents, et concerne aussi bien les adultes et les enfants. Mais comment s’y prendre pour la couverture des risques d’un bébé à naître ? Ses parents vont devoir obligatoirement le protéger avec une assurance dite de base au plus tard dans les trois mois qui suivront sa naissance. Elle sera cependant activée à la date de naissance de l’enfant, même si celle-ci est conclue dans un laps de temps de 3 mois après la naissance.

Toutefois, les prestations telles qu’un transport d’urgence pour le transfert de bébé à sa naissance dans un autre établissement hospitalier suite à des complications ou encore le recours à l’ostéopathie pour le fameux torticolis du nourrisson ne seront remboursées que partiellement par l’assurance de base dans le premier cas et aucun remboursement n’aura lieu par la LAMal dans le second cas. Ce sont bien évidemment des situations qu’on ne souhaite à aucun parent, mais il est plus sage de se prémunir contre ces potentiels problèmes : Pour protéger bébé et par la même occasion votre porte-monnaie, il convient de conclure également des assurances complémentaires, en plus de la LAMal, avant la naissance du nouveau-né. L’assurance prénatale est vivement conseillée pour s’affranchir de ces écueils douloureux que certaines familles subissent, alors qu’un peu de prévoyance les aurait mises à l’abri du besoin.

Une prise en charge limitée avec l’assurance de base

Les soins couverts par la caisse maladie de base ne répondent pas complètement aux attentes des foyers les plus prévoyants. Sont par exemple pris en charge les médecins et un certain nombre de médicaments répertoriés sur la liste de base ainsi que certains vaccins d’un nourrisson et l’hospitalisation en chambre commune dans le canton de domicile.

Mais bien d’autres soins ne sont pas remboursés ou pas entièrement et nécessitent une prise en charge par des assurances complémentaires : ainsi, une naissance difficile qui va demander des soins post-accouchement ou une pathologie découverte dans les premiers mois de vie du bébé peuvent ne pas être pris en charge complètement par la LAMal selon les prestations médicales choisies par les parents. Si les assurances complémentaires n’ont pas été souscrites en amont, c’est-à-dire avec une prénatale, l’accès à ces soins peut s’avérer compliqué pour le petit : en effet, un questionnaire de santé devra être rempli, et si une caisse maladie décrète que ces soins lui coûteront trop cher, elle peut refuser son dossier. C’est pourquoi la conclusion d’une assurance prénatale notamment pour les complémentaires quelques semaines ou mois avant l’accouchement est particulièrement recommandée !

Le choix d’une assurance prénatale à la hauteur

Les soins complémentaires dont votre enfant pourrait profiter

Dans le cadre de la LAMal, des soins et des coûts liés au domaine de la santé ne sont pas entièrement pris en charge. Pour éviter de s’acquitter de frais dentaires élevés par exemple, il est primordial de choisir des assurances complémentaires qui comportent de bonnes prestations. Si vous êtes adepte de l’ostéopathie ou d’une autre médecine alternative et désirez que votre bébé en bénéficie, il vous faudra étendre les prestations de son contrat, car l’assurance de base ne suffira pas. Le rapatriement en avion médicalisé depuis un pays étranger lors de votre séjour en vacances, le libre choix de l’établissement médical dans toute la Suisse ou encore la possibilité de choisir le spécialiste sont d’autres possibilités ô combien confortables que vous n’aurez pas à supporter financièrement si vous avez opté au préalable pour des assurances complémentaires.

Les points à étudier quand on compare des assurances prénatales

Cependant, d’autres facteurs permettent d’évaluer la pertinence des offres des caisses maladie et de les comparer entre elles. Il s’agit entre autres du service fourni aux assurés tel que les délais moyens de remboursement garantis et la qualité du service client. Le système de remboursement sur lequel repose la caisse maladie (système tiers garant ou système tiers payant) est également à prendre en compte.

Certes, le montant de la prime d’assurance figure aussi parmi les critères de comparaison, mais il ne doit pas être le seul élément sur lequel on s’attarde quand on souhaite protéger son bébé de manière optimale. Des outils en ligne permettent de déterminer les assurances de base les moins chères du marché : il suffit en général de renseigner la date de naissance, le code postal et la franchise souhaitée pour quantifier la somme que l’on devrait régler chaque mois. Pour comparer les assurances complémentaires et assurer bébé avec la meilleure assurance prénatale, mieux vaut opter pour le conseil d’un professionnel indépendant. Les couvertures allouées, le montant des primes et les conditions d’acceptation des assurances complémentaires en prénatale notamment pour une hospitalisation en semi-privée ou privée sont autant de caractéristiques qui distingueront les contrats proposés par les différentes caisses maladie.

L’assurance de base ou le choix des complémentaires ?

Que vous décidiez de sélectionner l’assurance de base exclusivement ou que vous optiez pour des prestations plus étendues au moyen des assurances complémentaires, les conséquences ne seront pas les mêmes en cas de problème de santé de votre enfant.

Assuré en base LAMal

Par exemple, votre petit bébé souffre de gêne respiratoire associée à des sifflements, et un médecin lui diagnostique de l’asthme du nourrisson. Vous n’avez pas souhaité conclure d’assurances complémentaires par le passé, mais souhaitez changer votre fusil d’épaule afin que votre enfant bénéficie de couvertures étendues ? Il y a fort à parier que la caisse maladie refusera votre demande à cause de la survenue de cet asthme, ce qui signifie pour elle des surcoûts importants.

Avec les assurances complémentaires

Votre petit a subi un choc en chutant juste à la fin de vos vacances dans le canton de Fribourg. Un transport d’urgence en hélicoptère est organisé en direction du CHUV à Lausanne, là où vous résidez et où se trouvent les spécialistes de la petite enfance. Dans votre situation, des parents n’ayant pas souscrit à des assurances complémentaires auraient dû régler une grande partie des coûts liés au transport.

Les avantages de l’assurance prénatale

En premier lieu, l’assurance prénatale ne nécessite pas de renseigner un questionnaire de santé, car l’enfant n’est pas encore né. De plus, un enfant a aussi la possibilité d’être affilié auprès d’une autre caisse maladie que celle de ses parents. Les considérations financières sont forcément importantes pour une famille qui doit gérer toutes sortes de dépenses non négligeables pendant cette période. Il faut avoir à l’esprit que l’assurance prénatale n’est pas plus onéreuse que si elle est conclue à la naissance car la première prime est réglée uniquement à partir de la date de naissance de l’enfant. Pour éviter qu’un assureur ne limite ses prestations ou pire, qu’il refuse son dossier, vous savez ce qu’il vous reste à faire.