Le mariage d’amour chez les têtes couronnées relève plus souvent du conte que de la chronique historique. Pourtant, Victoria et Albert, eux, ont brisé la routine des alliances arrangées. Leur union, commencée en 1840 et brusquement interrompue par le décès d’Albert en 1861, reste l’un des rares exemples d’un couple royal uni par une affection sincère. Voilà pourquoi la série « Victoria » s’empare de cette histoire, en la plaçant au centre de son récit. Mais si la romance à l’écran semble si palpable, c’est aussi parce que Jenna Coleman et Tom Hughes, leurs interprètes, vivent une histoire parallèle loin des projecteurs.
Jenna Coleman et Tom Hughes, un duo à la ville comme à l’écran depuis 2016
Tom Hughes et Jenna Coleman, immortalisés par Karwai Tang pour WireImage, incarnent ce couple devenu légendaire. Leur première collaboration ne remonte pas à « Victoria » : la série « Dancing on the Edge » avait déjà réuni leurs chemins professionnels. À ce moment-là, rien n’annonçait une future idylle. Coleman partageait encore la vie de Richard Madden, l’acteur de « Game of Thrones » ; Hughes, lui, vivait une histoire avec Ophelia Lovibond. Leur rencontre restait sans équivoque, strictement amicale. Mais parfois, le hasard des castings finit par rapprocher ceux que tout semblait séparer : « Victoria » s’impose, et la réalité dépasse vite la fiction.
L’année 2017 marque un tournant : le couple choisit d’emménager ensemble dans le nord de Londres. Jenna Coleman, lors d’un entretien avec le Sunday Telegraph, ne cache pas son attachement à leur cocon, un intérieur dépareillé où se mêlent tissus anciens, velours et motifs colorés. Elle assume ce goût du détail, qui donne à leur maison un air de vieux roman anglais.
Un couple bien différent de leurs personnages à l’écran
Sur le plateau, le duo campe un couple dont l’équilibre peut parfois sembler précaire : la reine Victoria impose son autorité, Albert doit composer avec un rôle de second plan. Cette tension façonne l’histoire que la série déroule. Mais lorsque les caméras s’éteignent, Jenna Coleman et Tom Hughes fonctionnent autrement, loin des jeux de pouvoir, leur relation s’inscrit dans une horizontale partagée.
Jenna Coleman tient à mettre les choses au clair : non, elle ne prolonge pas son personnage jusque dans sa vie personnelle. « Non, je ne rentre pas chez moi pour jouer la reine Victoria, il faut que ce soit dit », affirme-t-elle sans détour dans le Sunday Telegraph. Tom Hughes, de son côté, oublie aussitôt l’accent d’Albert sitôt le tournage terminé. Pourtant, une chose ne varie pas : au travail, le sérieux est implacable.
Elle reconnaît à l’Australien une faculté rare : « Ce que j’admire chez lui, c’est sa capacité à être totalement investi dès qu’il arrive sur le plateau, il n’y a pas un instant où je ne vois pas Prince Albert en face de moi. » Un respect pour la frontière entre fiction et vie privée que le duo cultive soigneusement.
Des liens royaux qui dépassent la fiction
Bien avant de devenir la figure de l’aristocratie à l’écran, Jenna Coleman s’est retrouvée, le temps d’une rumeur, associée à la monarchie britannique dans la vraie vie. En 2015, certains médias la décrivent proche du prince Harry. Jamais rien de confirmé, bien entendu. Pourtant, un événement mondain à Amsterdam en 2018 alimente à nouveau les conversations.
Lors d’un lancement très privé, Harry, tout juste marié à Meghan Markle, croise au même événement Coleman et Hughes. Lorsque le prince doit traverser la pièce pour regagner sa place, la tension devient palpable.
Le récit de la scène fait rapidement le tour de l’assemblée :
- Il règne une gêne visible, plusieurs invités la remarquent sans détour. Jenna baisse le regard, Harry fixe un point lointain, Meghan préfère ne rien voir.
- Le prince accueille presque tout le monde avec le sourire, mais passe devant Jenna sans un signe. L’évitement est manifeste, et personne n’échappe à ce silence chargé.
À l’écart des parades royales et des scripts écrits à l’avance, les sentiments conservent leur part d’imprévu. On peut jouer les souverains à l’écran, croiser la famille royale dans un salon feutré, mais rien n’efface la fragilité de certaines rencontres. Ces histoires, même racontées mille fois, gardent toujours une part d’inédit et de trouble, comme une déchirure discrète dans le tissu du réel.

