Les différents statuts de freelance en 5 points

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De nombreux métiers permettent à un individu d’exercer en tant que freelance ou travailleur indépendant, mais ce statut n’est pas toujours simple à appréhender. Le choix d’un statut juridique constitue une étape compliquée, mais cruciale. Comment s’y retrouver ? Voici 5 points qui vous aideront à mieux comprendre les différents statuts que peut choisir un travailleur en freelance.

Le métier de freelance et ses avantages

Être freelance est très attrayant. Ne pas dépendre d’un supérieur direct et être libre d’organiser son emploi du temps et de gérer son travail à son rythme sont autant d’avantages qui décident une personne à choisir cette option. Un freelance n’est pas un salarié sous contrat. Il peut, s’il le souhaite, contracter plusieurs missions auprès de plusieurs commanditaires, un peu comme un artisan qui prend en charge plusieurs chantiers à la fois.

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Le principe est le même : le commanditaire, désigné comme le client, confie une mission au freelance, dont les conditions sont fixées par accord entre les deux parties prenantes. Il est tout à fait possible d’exercer un métier salarié et d’être freelance pour obtenir un complément de revenu, en prenant soin toutefois de ne pas empiéter sur les prérogatives du travailleur sous contrat (et à condition de ne pas avoir de clause d’exclusivité dans son contrat de travail).

Le portage salarial

Si vous souhaitez vous lancer en tant que freelance, n’hésitez pas à vous renseigner sur le portage salarial et visitez le site d’Embarq pour effectuer une simulation des revenus que vous pourriez percevoir en optant pour cette solution. Cette formule est située entre le statut de salarié et celui de travailleur indépendant.

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Le portage salarial consiste à confier le recouvrement de vos prestations à une société de portage salarial qui se chargera ensuite de vous verser un salaire. L’entreprise s’occupera de toutes les démarches administratives et fiscales, incluant les déclarations d’imposition, les cotisations sociales et l’établissement de votre fiche de paie. Cette partie chronophage vous étant enlevée, vous pourrez ainsi vous consacrer à votre cœur de métier. Vous bénéficierez ainsi d’une couverture sociale plus avantageuse que celle d’un autoentrepreneur et vous cotiserez au régime général, comme un salarié dit classique. Vos charges seront déduites et vous pourrez, comme tout salarié, prétendre au droit à la formation si vous envisagez une éventuelle reconversion ou un renforcement de capacité.

Deux types de contrats s’offrent à vous. Le premier est conclu entre l’entreprise pour laquelle le freelance offre ses services et la société de portage pour une durée n’excédant pas les 36 mois. Le second est un contrat que le freelance porté signe directement avec l’entreprise de portage salarial. Il peut alors s’agir d’un contrat à durée indéterminée ou à durée déterminée. Si le salarié porté décide de mettre un terme à ce contrat, il pourra continuer à collaborer avec ses clients.

Statut de freelance

Le statut de microentrepreneur

Il est important de rappeler que freelance n’est pas un statut juridique. Ce dernier devra être choisi en fonction de vos objectifs. Vous pouvez envisager le statut de microentrepreneur (anciennement appelé autoentrepreneur) si vous débutez dans vos activités, ou si vous avez déjà un emploi salarié. Ce statut ne nécessite pas de disposer d’un capital de départ. Celui-ci engage donc votre responsabilité, ce qui signifie que vos biens personnels serviront à payer vos dettes. Vous paierez vos taxes en fonction de votre chiffre d’affaires qui est constitué du montant de ce que vos clients vous paieront sur les missions qui vous sont confiées.

Le statut d’EIRL

Le statut de salarié porté ou de microentrepreneur a cependant ses limites. En effet, si la charge de travail augmente, vous risquez de ne pas pouvoir assumer seul toutes les missions qui vous sont confiées (au risque de développer un syndrome de burn-out).Pour éviter cette situation qui risque de vous décrédibiliser, nous vous préconisons d’adopter un autre statut, celui d’entrepreneur individuel à responsabilité limitée. Selon l’article L526-6 du Code du commerce, ce statut permet à l’entrepreneur de mieux protéger son patrimoine individuel, en constituant un capital séparé dédié au fonctionnement de l’entreprise et qui permettra de payer les dettes si la situation le requiert. Ce statut d’EIRL est adapté tant que vos investissements ne sont pas encore trop élevés.

Ce statut est simple à constituer, mais si vous le choisissez, il est vivement recommandé d’avoir recours aux services d’un comptable pour la gestion de vos finances, de vos charges sociales et fiscales. À noter que dans cette configuration, le calcul de vos charges prend en compte l’ensemble des bénéfices réalisés, incluant le salaire que vous vous octroyez.

Le statut de société (SARL, EURL…)

Lorsqu’un travailleur indépendant voit ses activités se développer et prendre de l’ampleur, il peut s’orienter vers la création d’une société qui lui permettra de séparer clairement le capital de l’entreprise de son patrimoine personnel. Il lui sera également possible de recruter des collaborateurs ou de s’associer à d’autres freelances pour étendre son champ d’activité en s’adjoignant de nouvelles compétences.